Véronique Nicolas : « la DERU 2 est une opportunité pour agir collectivement »
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Revue TSM : Tout d’abord, comment appréciez-vous l’utilité de la nouvelle directive DERU 2 ?

Véronique Nicolas : La version précédente de la DERU datait de 1991. Elle a permis des progrès significatifs, mais plusieurs sujets importants n’avaient pas été pris en compte. C’est le cas en particulier pour les micropolluants et pour les rejets en temps de pluie. Il y a aussi tout le volet du changement climatique qui n’était pas du tout abordé et qui apparaît dans la DERU 2, à travers des objectifs de neutralité énergétique pour les stations d’épuration, mais aussi via le renforcement des traitements des eaux usées compte tenu de la baisse des débits et du réchauffement à venir des cours d’eau. Et il y a tous les usages (humains) qui peuvent être liés au maintien d’une eau de qualité, notamment la baignade, qui ne concerne pas que les territoires littoraux, ou encore le maintien de la conchyliculture. D’autre part, la DERU 2 permet de prendre en compte le vieillissement des infrastructures d’assainissement, en stimulant les mises à niveaux. Cette révision de la DERU 2 est donc une grande opportunité, pour remettre tous ces sujets sur le devant de la scène.

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