L’ATP-métrie, outil de surveillance microbiologique au service de la maîtrise du risque sanitaire
GL Biocontrol

Le Plan de gestion de sécurité sanitaire de l’eau (PGSSE) consiste à appliquer une gestion globale de prévention et d’anticipation afin de garantir en permanence la disponibilité et la sécurité sanitaire de l’eau destinée à la consommation humaine (EDCH). Sous la responsabilité du PRPDE, toutes les étapes de la production doivent être vérifiées de la ressource au robinet du consom – mateur afin d’identifier les dangers liés à l’exploitation et à la distribution d’eau dans le but de prévenir les risques sanitaires en valorisant l’intégration des barrières sanitaires. Cela implique la mise en place de techniques permettant la maîtrise de ces dangers.

Les méthodes traditionnelles d’analyses bactériologiques en laboratoire avec dénombrement par méthode culturale nécessitent l’acheminement des échantillons suivi d’une incubation allant de 18 à 72 h. Ce délai freine considérablement la réactivité des exploitants et rend difficile le pilotage des installations. Cet aspect est clairement mis en évidence dans le chapitre 1, page 12, du guide de l’Astee « Initier, mettre en place, faire vivre un PGSSE ». Par ailleurs, l’agence régionale de la santé (ARS) rappelle régulièrement que le contrôle sanitaire sert à vérifier la conformité de l’EDCH et ne doit pas être considéré comme un outil de pilotage de gestion du risque. Cela confirme qu’il est essentiel de disposer d’outils offrant une réponse immédiate pour piloter son réseau et assurer en permanence la qualité de l’eau potable. L’introduction de méthodes enzymatiques, telles que l’ATP-métrie, pour la validation des opérations de nettoyage et de désinfection dans le guide de l’Astee « Réservoirs et canalisations d’eau destinée à la consom – mation humaine : inspection, nettoyage et désinfection2 », en constitue un exemple concret.

L’ATP-métrie, technique de terrain utilisée depuis les années 1980, permet d’estimer en deux minutes la charge en micro-organismes vivants d’un échantillon d’eau. Cette méthode est utilisée comme indicateur de la qualité microbiologique de l’eau. D’abord qualitative puis quantitative, cette méthode a fortement évolué au fil du temps. À chaque évolution, elle a gagné en fiabilité, en reproductibilité et en pertinence. Lors de cette étude, nous avons utilisé le kit d’ATP-métrie Dendridiag proposé par la société GL Biocontrol qui se distingue par rapport à l’analyse en laboratoire :

  • analyse in situ : mesure réalisable sur le terrain dans des conditions environnementales correctes ;
  • rapidité / gain de temps : un résultat en 5 minutes ;
  • gestion de crise ou gestion de chantier / réactivité : des actions correctives peuvent être entreprises immédiatement ;
  • simplicité : pas de formation lourde de laboratoire. La technique est très accessible (sous conditions de formation préalable) ;
  • gain financier : suppression du coût d’une analyse en laboratoire supplémentaire et du déplacement pour le prélèvement ;
  • gestion des déchets : ne nécessite pas de traitement DASRI.

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