Les 10 ans d’OCAPI : une dynamique prometteuse sur la séparation à la source des excrétats humains
En septembre dernier, l’École nationale des Ponts et Chaussées a organisé un colloque pour les 10 ans du programme de recherche-action Ocapi (Organisation des cycles du carbone, de l’azote et du phosphore dans les territoires). Fabien Esculier et Marine Legrand qui le pilotent au laboratoire Eau Environnement Systèmes urbains (Leesu), ainsi que Bernard de Gouvello, directeur de recherche au Cerema, évoquent les enjeux de changement d’échelle pour la séparation à la source et la valorisation agricole des excrétats humains.
Revue TSM : Quelle est la genèse du programme Ocapi ?
Fabien Esculier : En 2012, alors que je travaillais à la police de l’eau de la Seine, l’impact du modèle d’assainissement collectif sur la soutenabilité du Grand Paris avec le changement climatique m’a paru tellement fort que j’ai décidé d’approfondir la question par une thèse sur la gestion alternative des urines et des matières fécales humaines au Leesu. Aujourd’hui, les urines humaines représentent 1 % du volume des eaux usées, mais contiennent 70 à 80 % de l’azote entrant en station d’épuration où une partie est volatilisée ou rejetée dans le milieu. En parallèle, la France dépend d’importations d’engrais azotés pour son agriculture. Il faudrait recréer un cycle métabolique soutenable des systèmes d’alimentation/ excrétion ; une voie prometteuse consiste à sortir les excrétats humains des eaux usées pour les valoriser en agriculture. C’est l’objectif du programme d’action-recherche Ocapi que j’ai lancé à la fin de ma thèse au Leesu.
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